7 secrets pour battre votre record sur 10 km

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Quand course à pied rime avec longévité

A l’heure où certains aspirent à un repos bien mérité, d’autres s’évertuent à vouloir repousser les limites de l’âge. Le nombre croissant de vétérans présents dans les pelotons abonde dans ce sens. A travers le parcours de Wilfried (bientôt 70 ans), tentons de comprendre leur motivation et de découvrir la façon dont ils gèrent leur pratique au quotidien

entrainement course à pied running et trail

Collégien, Wilfried connait ses premières émotions sportives à travers la pratique de l’athlétisme lors de compétitions scolaires. Il garde de cette époque une nostalgie non dissimulée surtout lorsqu’il évoque sa participation au relais 4x80m. Un vrai régal ! Tels sont ses mots. Une fois les études terminées, c’est pourtant sur les sports mécaniques qu’il jettera son dévolu. Une seule idée l’obsède à l’époque : devenir pilote professionnel. Deux disciplines ont sa préférence : la moto et le karting. Il y côtoie des pilotes talentueux devenus champions, tels que Jean Pierre Beltoise. Lucide sur ses capacités, il se rend compte que la motivation seule ne suffit pas. Contrairement à d’autres, il lui manque ce petit plus qui fait les champions. La perte de nombreux copains, victimes d’accident, finira aussi par avoir raison de cette passion. La trentaine approchante, et désireuse de protéger lui et sa famille, il opte pour une activité physique moins dangereuse : le vélo.

Se donnant à fond dans chacune de ses entreprises, la petite reine trouve vite une place prépondérante dans son existence. Durant dix ans, à raison de trois à quatre fois par semaine, il arpente les routes montagneuse de sa région et enchainent les brevets cyclotourismes (100km, 200km, ..) et montagnards. Un événement médical y mettra fin.

Quand la santé dicte sa loi

Dire que la quarantaine fut joyeuse et agréable serait mentir. A 41 ans, en pleine force de l’âge, Wilfried est victime d’un accident vasculaire cérébral. La priorité n’est plus au sport mais au retour à une vie normale. Rétabli, il s’adonne à quelques loisirs sportifs, mais de manière très épisodique (ski, randonnée,..). Plus d’envie de se donner à fond dans un sport.

Le retour de flamme

A l’approche de la cinquantaine, l’évolution de sa courbe de poids le préoccupe (96kgs pour 1m77). Une reprise une main s’impose. Et pourquoi pas de la course à pied comme remède à cette surcharge pondérale, se dit-il ? Très rapidement, il se pique au jeu et fait de la course à pied une nouvelle passion. Il aime à avaler les kilomètres et à enchainer les 10km, semi marathons et marathons (deux au total). Malheureusement à l’âge de 58 ans, un nouvel épisode médical l’oblige à stopper toute activité sportive durant quatre années. Le temps de soigner un cancer dépisté quelque jours après son second marathon. Mais l’homme est tenace et têtu.

Après avoir vaincu une seconde fois la maladie, il estime que l’heure de la retraite sportive n’a pas encore sonnée et que de nouveaux défis l’attendent. Le premier sera celui de recourir un marathon. Mais cela passe par deux années de remise en forme. Pas aisé de gommer quatre années d’inactivité à un âge où les capacités cardiovasculaires et musculaires diminuent de manière inexorable (baisse du Vo2max de …par an. Il est des phénomènes que même les plus volontaires ne peuvent combattre. Par défaut, il s’en accommode. D’ailleurs, n’essayez pas d’évoquer avec lui ses problèmes de genoux et de dos. Il bottera immédiatement en touche.

Et maintenant

Wilfried ne sera jamais recordman du monde V4 sur marathon (catégorie des vétérans âgés de 70 à 79 ans). Il le sait et il s’en moque. Jusqu’à présent, seule la préparation d’un objectif et le fait d’être présent sur la ligne de départ l’intéressent vraiment. La suite est plus anecdotique. Comme si épingler un dossard sur son maillot et se mélanger aux autres coureurs suffisent à son bonheur. Peut être une façon de refuser la vieillesse et de renouer avec ses souvenirs d’antant, lorsqu’il était jeune sprinteur. Cette année, Wilfried a décidé de participer au trail 56 du Golfe du Morbihan. Son principal objectif de lfinir. Il garde cependant au fond de lui, le secret espoir d’approcher la barre des 7 heures synonyme généralement d’un podium dans la catégorieV4. Notre vétéran deviendrait-il compétiteur et cette quête d’un podium sa nouvelle source de motivation ? Seul l’avenir nous le dira. Mais il faudra encore attendre un an pour en connaitre la fin.

La préparation au trail de 56 km

Dire qu’il faille préparer un trail de 56 kilomètres relève de lapalissade. Mais pour autant, hors de question d’imposer à l’organisme de longues heures d’entrainement au quotidien, à un âge où les capacités de récupération continuent de diminuer de manière inéluctable. De la capacité à trouver le bon dosage entre entrainement et récupération dépendra sa réussite le jour de la course. Et tant pis si quelques kilomètres manquent au compteur. Ils ne lui seront pas préjudiciables le jour du trail.

Habituellement, wilfried s’entraine quatre fois par an fois par semaine. Il utilise des plans intégrant l’ensemble des séances habituellement proposés aux coureurs plus jeunes. Notamment le travail de VMA qui continue de réaliser régulièrement sur cette piste qu’il affectionne tant. Bien évidemment, lors de ces séances Wilfried s’applique à ne pas dépasser les 95% de sa VMA. Et ce même si des fractions de travail proposées sont courtes (200m, 300m). La réalisation d’un échauffement sollicitant l’ensemble des groupes musculaires précède la séance et toutes les récupérations sont faites en marchant.

En hiver et lorsque que les conditions météorologiques sont peu propices à la pratique de la course à pied, telle une marmotte, wilfried reste blotti au fond de sa salle sport. Une façon à lui de préserver son organisme des agressions extérieures et de garder toute son énergie pour la réalisation de séances d’étirements et de stretching, des exercices de renforcement musculaire et de gainage. L’une des clés de sa longévité en course à pied, réside sans doute dans cette attention toute particulière portée à l’entretien de sa condition physique générale.

Lorsque les beaux jours reviennent, il aime ressortir son vélo et partir rouler une journée entière. Une excellente façon de renouer avec ses souvenirs de cyclotouriste chevronné mais aussi de solliciter intelligemment l’ensemble du système cardio vasculaire, tout en préservant les tendons et les articulations.

Lors de cette préparation trail, peu de modification a apporté au contenu de son entrainement habituel. Les footings en endurance fondamentale et le travail de fractionné à allure modérée constitueront la base de sa préparation. Les sorties longues se dérouleront sur terrain vallonné, et une semaine sur deux se transformeront en « sortie randonnée » de 3h00 maximum. Rien de bien différent à la pratique de tout à chacun.

Pour conclure

Et si cette longetivité s’explique rpar une arrivée tardive à la course à pied ? Aucune étude n’est en mesure de le prouver. Je pense qu’il s’agit tout simplement d’un désir de refuser de vieillir avant. Il s’agit avant tout d’une envie, de façon d’aborder la veillesse

*Zatopek n°27 – Cahier central – pages 24 et 25

Gilles Dorval

Article publié dans le cahier central "la locomotive" du magazine Zatopek N°27

La tête au carré

Sexe : masculin

Age : 69 ans

Ville : Ste Reine (73630)

Etat civil : divorcé : une grande fille bonne skieuse, un grand garçon patine bien ( hockey sur glace), deux petit fils (impatient de faire du vélo avec eux)

Profession : Architecte d.p.l.g . Retiré des affaires (presque)

Spécialité : vélo, les grands cols

Club : Team CCAP

Entraineur : Au début Gilles Dorval maintenant moi et les plans CCAP

Taille : 177 cm

VMA : 13.5km/h

Km maxi par semaine : 60 km en préparation trail Morbihan

Nombre de séances : 4 à 6 càp (muscu, gym, cardio/vélo)

Records

Courir encore et encore.

Débuts en course à pied

De l’athlétisme dans le cadre du sport scolaire. Finisseur du 4 fois 80m .J’entends encore les pointes sur la cendré…

Séance préférée

Courir sur le stade de mes débuts.

Séance détestée

J’oublie !

Meilleur souvenir en course

Passer la ligne d’arrivée en vainqueur.

Moins bon souvenir

Gagner une course moto et se faire disqualifier pour moto non conforme à la réglementation.

Hobby sportif

Vélo moto voile.

Hobby non sportif

La gastronomie en bonne compagnie.

Les vacances

Je déteste les vacances, occasionnellement sous la menace.

Diététique

Je fais ce que je peux.

Maxime

Mon premier client accrocha sur un des murs du séjour une assiette ou il était inscrit : « vivre libre ou mourir »

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Gilles Dorval

Article écrit par Gilles Dorval
Créateur du site Conseils-courseapied.com
Entraîneur course hors stade 3eme degré FFA
Gillesdorval.com
Sur Youtube
Sur Facebook

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