7 secrets pour battre votre record sur 10 km

Stoppez immédiatement ces erreurs fatales qui ruinent vos progres sur 10 km !

récit course à pied


Récits de courses - The best of 2011


 

L'année 2011 fut riche en récits et en compte-rendus de courses. Chaque semaine, nombreux furent les coureurs à conter leur course, à partager leur joie, leur déception, leur expérience, ect...Nul doute que 2012 nous réservera encore de bons moments de lecture. Mais avant de tourner définitivement la page 2011, le temps est venu de dévoiler le classement final des 5 récits les plus sollicités à l'issue des nominations. Chaque jour nous publierons les récits dans le sens inverse de leur classement final. Ainsi vous connaitrez ce vendredi 6 janvier le nom du grand vainqueur du récit best of 2011

 

En récompense, nos 5 finalistes recevront les prix suivants:

1er : un bon d'achat de 50 € chez notre partenaire Lepape.com
2nd : un tee-shirt du Team-ccap
3eme : un tee-shirt du Team-ccap
4eme : boite de 10 gels liquides Energix Overstim's
5eme : boite de 10 gels liquides Energix Overstim's

Merci et bravo à l'ensemble des membres du site pour leur contribution

 

5eme place: Le Paradis, le Purgatoire et l'Enfer

Auteur : Entalpie - 66 pts

 

Apres 12 semaines d'entrainement pour cette course, j'y suis ! Nous sommes le 2 octobre, Sedan, 14H00, 28°C, 14H00, le Départ du Sedan Charleville est lancé, je ne le sais pas encore mais je quitte le Purgatoire et les portes de l'Enfer s'ouvrent sur moi.

Vendredi

15H00, je pars du bureau direction Charleville pour passer le week end chez les beaux parents et participer à la course que je prépare depuis 12 semaines. J'écoute les conseils donnés par mes collégues de bureau, qui sont des vrais sportifs (marathoniens, trailers...)

Samedi

Je m'hydrate bien et mange des pates à chacun des repas. Dans la nuit de samedi à dimanche, je vais 4 fois aux toilettes. Il faut bien évacuer toute l'eau bue dans la journée.

Dimanche

8H00 lever et préparation

10H30 je prends ma voiture pour rejoindre le lieu de départ des navettes pour Sedan. Mes beaux parents habitent sur le parcours vers le 19eme km... Derniers encouragements de ma chérie : "Reviens vivant" ...Je sais que c'est du l'humour mais bon... est ce prémonitoire?

Je prends le bus à 11H02 avec la secte des Garmin qui m'entoure... J'ai peur, cela parle de fractionné et de séances. Le bus arrive prés du gymnase, lieu où sont retirés les dossards. Je décide de rester à l'ombre dans le gymnase histoire de me préparer.

Je mange deux ou trois barres de céréales. Je mets mon dossard. Je vois que je suis un vrai debutant. Je n'ai pas de tee shirt technique ni le vrai short de coureur, et encore moins les chaussettes de contension.C 'est pas grave. J'y suis !!!! Je suis stressé car mon cardio indique déjà 100 pulsations alors que je suis assis à ne rien faire....

Vers 12H00 je me décide à aller voir la ligne de départ... Personne. Il est encore tot . Je marche en essayant de trouver de l'ombre. Mes pas me guident vers le stade Dugauguez. L'ombre du stade me servira de lieu pour mon echauffement. Pas besoin de trop forcer pour atteindre les 140 puls. Je trouve un petit coin, pour faire pipi. C'est la quatrieme fois depuis que je suis arrivé à SEDAN à 11H35 ! C'est bon je suis bien hydraté!

13H40 je me décide à rejoindre la ligne de départ . Cette fois ci la foule est bien presente et immense. Je me dirige vers la fin du peleton de départ. C'est incroyable je fais parti des coureurs , j'ai un dossard, le 1191! Je vais faire cette course. La foule est impressionnante, je coise deux petits noirs qui ne parlent pas francais et l'un d'eux à un maillot aux couleurs du Burundi. ( je le sais car c'est écrit Burundi dessus). Tout le monde est trés excité par l'imminence du départ. Certains se prennent en photo. D'autres font un dernier bisous...

14H00 le départ est lancé ! Je ne le sais pas encore mais l'Enfer commence.

 

La course

 

1er km en 9 minutes. Les enfants du relais USEP m'ont doublé comme des petits diables. Ce n'est pas possible. Ils ne vont pas faire les 24 km. Ils vont surement en faire que 1 ou 2. Au final ça sera  3 !

2eme km en 6 minutes . C'est peut etre un peu vite mais tout va bien malgré la chaleur harrassante. Je me dis que les 1ere sont aussi ecrasés par le soleil et pourtant il sont bien partis à fond....Je suis à 177 puls

3eme km en 8 minutes... Un méga vétéran me double. Il doit avoir dans les 70 ans. Il a une course lente et à chaque enjambée j'ai l'impression qu'il va s'effondrer. Et pourtant il me double. Je me dis que je dois bien pouvir  le suivre . Il gagne le public et il a tous les encouragements. Moi plus rien. Il n'y a que des : " vas y papy", "Oh regarde le grand père", "mais tu a vus comme il court bien le vieux".

4eme km . Cela monte déjà trop pour moi. Le papy et sa garde rapprochée me lache... Je le retrouverai plus tard. Je pense qu'à ce moment là je suis dans les derniers des derniers.... Je me dis : "calme le rythme ne dépasse pas les 160 puls ..." Je suis donc au ralenti et il y a à peine 4 km de parcourus...

5eme km .1ere ravitaillement. Je finis ma bouteille à l'approche des tables .... vides. Plus de bouteille d'eau. Deux femmes du relais féminin me doublent et j'entends dans leur conversation : "comme chaque années si tu arrives dernier au ravitaillment, il y a plus rien...J'entends aussi une voix derriere la table qui dit : "on a pris le double de l'an dernier mais avec cette chaleur tout a été pris" J'appercois un peu plus loin une table avec une petite bouteile d'eau. Je la prends ! Encore 20 km !

Là, seul sur les plateaux surplombant Sedan... je peste contre moi. Pourquoi je fais cela ? Pourquoi je suis là à courir comme un con tout seul au milieu de rien? Puis des gens m'applaudissent. J'entends une phrase que je vais entendre tout au long de mon parcours : "tiens il y en a encore un qui court ! il est en retard, vas y mon gars l'essentiel c'est de participer, le plus dur est fait.."

8eme Km .Ravitaillement. Je marche quasiment du 8eme au 9eme km. Je n'en peux plus. J'ai chaud. J'ai déjà mal aux jambes, mais je ne suis pas essoufflé. Dés que je marche mon ryhtme cardiaque descend vers les 140 puls . Je recours et il s'emballe vers les 160, 165. Je decide de prendre un gel - j'y crois pas trop mais au point où j'en suis - gout cola. Beurk ! Je bois un peu d'eau et quelques minutes plus tard, cela va mieux. Je cale ma course sur 150 puls. Cela fait me fait avancer tres calmement mais surement.

10eme km : 1h20 - Youpi, je multiplie par deux puis ajoute un peu de temps pour les derniers Km.... Cela donne 3 heures. Je suis assez lucide. J'aime..... je suis content.... j'avance.... lentement mais j'avance.

Km 11, 12, 13, 14, 15... Je passe par plusieurs phases. Soit completement abattu, soit tout enjoué et plein de ferveurs. Je suis la plupart du temps seul. Cette fois pas de Virgile pour m'accompagner. Seul à traverser l'enfer ensoleillé des Ardennes. Et dire que je me suis entrainé en plein mois de juillet et aout . La temprature avait alors du mal à dépasser les 20 °C! Et là nous sommes le 2 octobre dans les ardennes et il fait 27°C !

Au bout du 15eme km j'apercois le Papy qui m'avait laché au début de la course. Mon objectif ultime, le rattraper et le doubler!!  Je vais me le faire ce vieux, je suis le plus fort.... je me remotive comme je peux... c'est dur...

J'ai bien mis près de 5 km à la rattraper.... Je l'ai même vu marcher et pas moyen de le rattraper.... C'est pour dire dans l'état que j'étais. Je double le Papy et lui demande comment ça va. Aucune réponse. Je me demande s'il m'a entendu... Pas grave. Je continue doucement mon petit bonhomme de chemin... Petite descente et j'attaque la montée de Mohon. Au sommet, ma Femme et toute la belle famille m'attendent. Ils m'ont attendu bien longtemps.... Je passe devant eux sans rien dire. J'entends leurs encouragements mais je n'en peux plus. J'en ai vraiment marre. Maintenant je connais parfaitement le chemin qu'il reste à parcourir. Je sais qu'il y a encore quelques kms. Je suis vraiment loin dans le classement car par moment la circulation a repris.

Derniers kilometres. Je demande dans un souffle le chemin jusqu'au stade aux coureurs qui eux ont déjà fini. Il n'y a pas trop d'indications et je ne doit plus avoir toute ma lucidité. Les encouragements des autres coureurs sont ceux qui me touchent le plus. Ils savent eux ce que cela veut dire...

Enfin j'entre dans le stade. Je m'etonne car à l'entrée ma femme et sa soeur m'encouragent.... Je me souviens qu'elle m'avait dit qu'apres m'avoir vu passer devant la maison de ses parents, elle rejoindrait à pieds à la ligne d'arrivée. Eh bien elles sont déjà arrivées... Je ne dois pas aller bien vite alors. J'apprendrais par la suite qu'elles ont rejoint l'arrivée en voiture mais qu'elles ont cherché assez longtemps une place pour se garer ! Cela me rassure un peu elles soient en voiture !

Arrivé dans le stade, les personnes encore présentes m'applaudissent... Je suis heureux .... Au passage sur la ligne d'arrivée j'entends un bip. Cela doit être la puce à ma chaussure qui enregistre mon temps....

Le Paradis s'ouvre enfin à moii . Je l'ai fini ! 3H33 minutes. Je m'affale sur une civière quelques minutes, puis m'assois. Je regarde autour de moi. Il y a le stand de massage. Je vois des coureurs qui sont mal en point. Cela se voit à leur visage. D'autres dans un coin vomissent.

Après quelques minutes, je reprends mes esprits... Je réalise que j'ai mal aux orteils. Pus tard je verrais que j'ai 3 ongles noirs. C'est pas grave. Ils tombreront et repousseront tout beaux. J'ai aussi une petite ampoule et mal aux chevilles . Bizarre je n'ai jamais ressentis ce genre de douleur.

Ma femme et moi nous dirigeons vers la voiture. Nous traversons la Place Ducale et arrivons à la fin du tirage au sort pour la voiture. Nous croisons le cousin de ma femme qui a aussi fait la course mais en 1H30 et 21 eme au général. Je suis impressionné par sa performance. Il me répond que lui l'est par la mienne. Il dit être incapable de courrir plus de 3h00 ! Oui... En tout cas je suis incapable de courir comme lui à pres de 20 km/h pendant 1H30

 

Bilan

 

Je l'ai fini ! Selon ma femme, le temps entre le passage de la caravane et moi était beaucoup trop long. Je pense que je manquais d'entrainement et que je n'étais pas habitué à la chaleur. L'année prochaine , j'espere battre ce temps . Je me suis stressé au départ pour pas grand chose. Je voulais faire la route du Louvre l'année prochaine. Je vais reporter cette course d'une année et plutot me concentrer sur les 10 km et les semi marathon. Chaque chose en son temps.


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