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| Entrainement course à pied - Physiologie | ||||||||||||||||||||||||||
Les filiéres énergétiques
1 - IntroductionPour fonctionner, le muscle a besoin d’énergie. Pour produire cette énergie, le coureur utilise 3 types de filières qui agissent en synergie, s’influencent, s’autorégulent et sont donc étroitement liées. Elles sont activées à des niveaux différents selon la durée et l’intensité de l’effort
2 - Les filières anaérobiesElles fonctionnent sans apport d’oxygène. On distingue 2 types de filières anaérobies: Le fonctionnement de la filière anaérobie lactique induit la production d'acide lactique. L'acidité au niveau musculaire augmente. Or un niveau d'acidité trop élevé a des effets néfastes sur l'activité du muscle. Le muscle a de plus en plus de mal à fonctionner, les jambes deviennent ’’lourdes’’. la vitesse doit être réduite ou la course doit s’arrêter. Les filières anaérobies peuvent intervenir immédiatement en cas de besoins énergétiques. Elles ne peuvent fonctionner longtemps à plein régime: 15" pour la filière anaérobie alactique (effort type sprint) et de 1'30'' à 2' au maximum pour la filière anaérobie lactique (effort type 400m-800m) Voir aussi chapitre les données physiologiques en demi fond court
3 - La filière aérobieElle fonctionne avec apport d’oxygène. Moins efficace pour fournir une très grande quantité d’énergie sur une courte durée, mais théoriquement illimitée dans le temps (plusieurs heures selon le type d’effort). Le système aérobie est celui qui prédomine dans nos activités quotidiennes. Il n’est alors sollicité qu’à un faible pourcentage de son potentiel. En cas d’une augmentation de l’activité, il n’est pas toujours en mesure de s’adapter immédiatement. Le système anaérobie est alors sollicité dans une proportion plus importante pour satisfaire les besoins. Ce temps de latence est nécessaire au système aérobie pour qu’il puisse agir sur différents paramètres de l’organisme, afin d’augmenter la quantité d’oxygène disponible au niveau musculaire. La variation des pulsations cardiaques est une manifestation concrète de cette adaptation du système à l’effort. Avec l’augmentation de la fréquence cardiaque, la quantité de sang (donc d’oxygène), allant vers les muscles est plus grande. Mais si un effort est trop intense et dure dans le temps, même à plein régime, le système aérobie ne peut suffire à produire toute l’énergie nécessaire à la poursuite de l’effort. Alors le système anaérobie reste ’’enclencher’’ avec les conséquences évoquées précédemment. A chacun de trouver la bonne’’carburation’’. Le niveau d’intervention du système anaérobie et du système aérobie dépend du type d’effort imposé à l’organisme. Des études ont permis d’estimer dans quelle proportion interviennent les deux filières en fonction du type de course.
4 - A retenirA la lecture du tableau, il est facile de comprendre que la filière à développer en priorité pour le coureur de fond est la filière aérobie. Il ne faut pas oublier qu’une partie de l’énergie est tout de même apportée par le système anaérobie. Mais dans des proportions moindre. Dans les chapitres suivants sont abordés différents phénomènes permettant une meilleure compréhension du système aérobie: son fonctionnement, ses limites, et des conséquences sur la pratique de la course à pied.
Remarque Ce chapitre est fortement inspiré du livre Cyrille Gindre ’’Courir en harmonie’’, édition Volodalen, 2005 |
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