Progression dans l'entrainement en course à pied
1 - IntroductionLa progressivité constitue un élément essentiel de l’entraînement. A chaque niveau du programme, que ce soit du début à la fin d’une séance ou du commencement au terme d’un plan d’entraînement, toute augmentation de la charge de travail et de l’intensité des efforts doit s’effectuer progressivement.
2 - L’échauffementChaque séance doit commencer impérativement par un échauffement. Il permet à l’organisme de passer d’un niveau d’activité normal (vie quotidienne) à un niveau d’activité lié à un effort physique. Par exemple en course à pied, l’échauffement permet (entre autre) à toute la filière aérobie de monter progressivement en puissance, pour qu’elle soit prête à faire face au niveau d’exigences imposées par les efforts effectués lors de la séance. Bien que l’échauffement soit toujours basé sur le même principe, il peut être modulé selon le type de séance qui suit (une partie commune est suivie d’une partie plus spécifique)
a - Partie commune quelque soit la séance à venir Durant 5’ : alterner 45’’ de course lente et 15’’ de marche.
b- Partie spécifique b1 - Si séance d’ endurance La partie commune est suffisante. b2 - Si séance à allure spécifique Courir 5’ en passant progressivement d’une allure de footing lent à l’allure travaillée durant la séance. b3 - Si séance type VMA 5’ de footing lent b4 - Si séance type PPG 5’ de footing lent
3 - Le retour au calmeA l’inverse de l’échauffement, le retour au calme permet à l’organisme de revenir progressivement à un métabolisme de repos. Voir aussi le chapitre la récupération
4 - Durant le programme d’entraînementUn programme d’entraînement comporte 3 grandes périodes de travail précédent la période de compétions. Durant le programme, le contenu des entraînements doit évoluer en respectant une règle primordiale : la progressivité. Durant un programme d’entraînement, les 3 périodes (ou cycles) se succèdent dans un ordre précis et qui ne doit être changé sous aucun prétexte (voir aussi la programmation
a- Phase 1 : la période d’adaptation L’objectif est de permettre à l’organisme de se réhabituer progressivement à la pratique de la course à pied après une coupure de plusieurs semaines. Par exemple aprés la coupure annuelle de 4 à 5 semaines. Le travail de développement du système aérobie commence. Durant cette phase, les séances de qualité sont peu présentes . Le coureur s’applique à augmenter progressivement son kilométrage en jouant tout d’abord sur le nombre de séances par semaine (sans dépasser le maximum fixé) puis ensuite sur la durée des séances. La phase d’adaptation débute tout d’abord par des footings à allures lentes (60% à 75% de la FC max) durant 1 à 3 semaines. Durant les semaines suivantes, le coureur introduit au fur et à mesure les footings avec du fractionné à allures modérées (80%-85% de la FC max ou 75-80%VMA) puis le travail de PPG et ensuite les séances de VMA courtes. Voir aussi période d'adaptation
b - Phase 2 : Le travail de développement général Le kilométrage total de la semaine continu d’augmenter progressivement. Les séances de VMA sont présentes chaque semaine. Le coureur effectuant 5 séances/semaines(et plus) peut en programmer 2 par semaines En début de phase, les séances de VMA courtes sont à privilégiée, pour ensuite envisager des séances de VMA longue (beaucoup plus éprouvantes pour l’organisme) Une semaine sur la séance de vma longue sera remplacé par une séance de rappel à allure spécifique. Par exemple 5x1000m pour le coureur préparant un 10km.
c - Phase 3 : le travail spécifique Le kilométrage n’augmente plus beaucoup et diminue en fin de phase de travail spécifique En début de phase, le coureur ne doit absolument pas viser la charge maximale de travail envisageable pour une séance (voir chapitre allures spécifiques )
d - Phase 4: Phase de relâchement Le temps est venu pour l’organisme de récupérer des efforts consentis lors des trois premières phases.
5 - En résuméLa phase 1 : une augmentation du volume total de travail. Le travail qualitatif est peu présent.
6 - Au fil des saisonsfil des saisons, une carriéres de coureur se construit essentiellement autour de la notion de progressivité D’une année à l’autre, le kilométrage annuel peut augmenter de 15% au maximum. Personne ne peut passer, du jour au lendemain, à un kilométrage hebdomadaire nettement supérieur Si un coureur réussi dans un premier temps en jouant sur la fraîcheur de l’organisme, il tombe bien vite dans un état de fatigue avancé ou bien il se blesse. Dans les deux cas, sa volonté d’augmenter son entraînement le conduit à un arrêt complet et long, soit l’inverse de l’objectif recherché 7 - Les allures d’entraînementElles suivent l’évolution des performances du coureur et s’accélèrent donc naturellement avec sa progression.
8 - La durée des longues sortiesFaire la moyenne des 5 plus longues sorties de la saison passée et y ajouter 15%. Il ne faut pas dépasser cette distance de course à l’entraînement et veiller ne pas atteindre ce kilométrage maximum plus de 6 fois dans l’année (voir aussi chapitre endurance )
9 - Le nombre de séance par semaineAjouter au maximum un entraînement hebdomadaire par an. |
||||||||||



