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| Entrainement course à pied - Fondamentaux | |
L'endurance fondamentale
1 - IntroductionSouvent le coureur de fond réalise ses sorties d’entraînement en endurance à des allures trop rapides. Or ce n’est qu’en courant lentement, en totale aisance respiratoire, que le coureur peut progresser durablement. A la question ‘’êtes vous encore en endurance fondamental quand vous courez à 80% de votre FCM?’’, beaucoup de coureur répondent par l’affirmatif. Erreur de leur part, pouvant être à l’origine d’une progression ralentie voir même de contre performance ou de blessure. Certes à cette allure, l’organisme fonctionne sur un équilibre réel mais doit lutter pour éliminer l’acide lactique déjà produit en quantité non négligeable, et se maintenir en aisance respiratoire. Le coureur ne peut plus parler sans faire des pauses pour reprendre son souffle, et termine les séances avec une légère sensation de fatigue. Il ne s’agit plus d’endurance fondamentale mais d’endurance active. Il est important pour le coureur de ne pas confondre ces deux types ‘’d’endurance’’. En adoptant des allures trop rapides, le coureur ne bénéficie pas des effets positifs et indispensables qu’induit l’endurance fondamentale sur l’organisme.
2 - Les effets de l'endurance fondamentale-augmentation du volume du cœur. Ce qui permet une amélioration du débit cardiaque et donc au final une baisse de la FC pour une intensité d’effort donnée. Voir la fréquence cardiaque -amélioration de la circulation sanguine avec augmentation et meilleure utilisation du réseau des vaisseaux capillaires. La quantité d’oxygène parvenant jusqu'aux muscles est donc plus importante. Voir oxygène -habitude pour les fibres musculaires dites ’’rapides’’ de travailler avec les fibres ‘’lentes’’. Donc meilleur rendement musculaire. -lors des footings longs, l’organisme s’entraîne à puiser dans ses réserves de lipides pour fournir de l’énergie aux muscles. Les réserves de glycogènes sont ainsi davantage épargnées et disponibles pour des allures plus élevées. Voir le carburant musculaire Pas difficile de comprendre que sans ces transformations l’entraînement est moins efficace. L’endurance fondamentale correspond aux fondations de l’entraînement en course de fond. Elle est à négliger sous aucun prétexte.
3 - Quand le coureur est-il en endurance fondamentale ?D’un point de vue scientifique le coureur est considéré en endurance fondamentale tant que le taux d’acide lactique dans son sang reste très faible (taux inférieur à 2mmol/litre de sang) (voir les filières énergétiques). Ce taux augmente progressivement avec les allures de courses. Au delà d’un certaine allure, quand le taux d’acide lactique dépasse la limite de 2mmol/l, le coureur sort de l’endurance fondamentale. Beaucoup d’auteurs ou entraîneurs emploient le terme de seuil aérobie pour nommer l’allure de course correspondante. Mis à part l’utilisation de tests en laboratoire, il est très difficile de la mesurer précisément. En règle générale, le coureur est en endurance fondamentale jusqu’à 75%-80% de sa FCM. Au delà de 80%FCM,et jusqu’à 90%FCM (4mmol d’acide lactique/l), le coureur rentre dans le cadre de séances plus spécifiques effectuée sous forme de fractionnés, visant à développer ses aptitudes pour un type d’épreuve. Il s’agit donc de l’endurance active, encore appelée séance au seuil ou séance à allure spécifique pour le marathon (couru à 85% de la FCM) et le semi marathon 90% de la FCM) Les allures en endurance active s’accompagnent d’une production d’acide lactique, certes pas encore trop gênante, mais plus conséquente qu’en endurance fondamentale.
4 - Dans la pratiqueL’endurance fondamentale est incontournable pour un entraînement efficace. Sans elle, pas de progrès. Dans le cadre des séances d’endurance, le repère utilisé est la FC. Il est difficile de contrôler ses allures à partir de vitesse de course. Trop d’éléments extérieurs et internes peuvent rendre néfaste l’utilisation d’une vitesse ‘’repère’’: les cotes, le vent, la chaleur, la fatigue,….. Paradoxalement, courir à ces faibles intensités n’est pas aisé au départ. Le coureur ne ressent pas de sensations agréables. Il a le sentiment de devoir se freiner continuellement.
5 - L’endurance fondamentale chez le débutantL’endurance fondamentale représente la totalité du volume de travail. Voir aussi chapitre le débutant dans types de coureur
6 - L’endurance fondamentale chez le joggerL’endurance fondamentale représente la quasi-totalité de l’entraînement. Voir aussi chapitre le jogger dans types de coureur
7 - L’endurance chez le coureur confirméL’endurance fondamentale est omniprésente dans l’entraînement du coureur. a - A l’échauffement (voir aussi l'échauffement dans la progressivité Elle est utilisée pour permettre à l’organisme de monter progressivement en ‘’puissance’’ et de faire face aux exigences imposées par la séance. b - Durant la séance Dans un grand nombre de séances, la récupération doit être active. Le coureur ne doit pas s’arrêter totalement. Soit il effectue de la marche rapide, soit il trottine. c - Après la séance (le retour au calme) 5’ à 10’ d’endurance fondamentale sont préconisées après une séance d’entraînement éprouvante. d - Les footings d’assimilation (Voir séance d’endurance NB: A l’inverse un entraînement qui laisse trop de recupération entre deux séances n’amènent pas l’organisme à s’adapter et donc à progresser. e - La sortie longue (Voir séance d’endurance) Son objectif est double: La sortie longue permet à l’organisme de s’habituer à puiser dans les réserves de lipides en préservant ainsi davantage ses réserves de glycogène. |
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