publicité
Partenaires
Services CCAP
1 - Introduction
L’allure spécifique correspond à la vitesse moyenne réalisée sur une distance.
Exemple un coureur ayant fait 40’ sur 10kms a une allure spécifique de travail de 4’ au Km soit 15km/h
Pour les coureurs ayant déjà une référence chronométrique sur une distance officielle, il est alors facile de calculer son allure spécifique sur cette distance.
Pour les autres, il est possible d’estimer quel pourcentage de la VMA peut être maintenu sur une distance donnée.
Ce pourcentage varie car chaque athléte a des qualités physiologiques, musculaires et mentales différentes. Aussi, l'expérience et la maturité sont déterminantes sur les courses de fond.
Plus les distances ou la durée de l'epreuve sont élevées et plus les variations entre individus s'accentuent selon leur niveau de pratique
|
Il est sans doute aussi judicieux de déterminer le % de VMA en fonction de la durée de votre course et ce quelque soit la distance de course.
|
2 - Objectif
L’objectif recherché est de permettre au coureur de maîtriser son allure de compétition.
En sollicitant l’organisme à cette allure, le coureur lui permet de s’adapter et de retarder l’apparition des processus physiologiques limitant la performance. L’objectif est de faire en sorte que le système anaérobie intervienne le moins possible dans la production de l’énergie nécessaire à la contraction musculaire (voir chapitre les filiéres énergétiques)
3 - Comment ?
Pour chaque pogramme d'entrainement, il faut déterminer sur quelle distance la performance est visée. Et s’y tenir. Quand on s’entraîne à une allure, on devient ‘’fort’’ à cette allure, et non à une autre.
Un coureur dans le cadre de sa programmation, peut faire une ou deux compétitions dites préparatoires sur une distance inférieure . Mais durant les semaines qui précédent, l’allure des séances spécifiques reste celle de l'épreuve principale visée à travers le programme d'entrainement.
Durant les séances, il est important de rester au plus proche de l’allure à respecter. Malgré une impression de facilité, il ne faut pas aller plus vite. Cela est néfaste, et ne permet pas d’atteindre les effets visés au niveau de
4 - Quand ?
Les séances spécifiques ne sont pas à programmer toutes les semaines.
Période de travail de developpement général:
semaine sur deux en alternance avec la séance de vma longue (Voir chapitre la phase developpement général)
Période de travail de spécifique:
toutes les semaines.(Voir chapitre la phase developpement spécifique)
5 - Contenus des séances
Vitesse:
% de VMA en fonction de la
distance travaillée (voir tableau ci-dessus) ou en référence au record du coureur sur la
distance.
Fraction:
De 1500m à 5000m selon l'épreuve à préparer.
Varier les combinaisons permet d’éviter
une monotonie au fil des séances.
Récupération:
entre 1'et 2’30. Voir tableaux ci-dessous
Volume: (hors échauffement et retour au calme)
|
Le volume total varie suivant le nombre d'entrainement par semaine et le vécu du coureur.
De plus le volume maximum est à atteindre en fin de cycle de travail consacré aux allures spécifiques. Jamais dés les premiéres séances
6 - Exemples de séances et leur progression
20' à 30' d'échauffement en footing lent+ séance proprement dite + 10' de retour au calme.
a - Exemples séances allures spécifiques 10 kms
|
b - Exemples séances allures spécifiques semi marathon
|
C - Exemples séances allures spécifiques marathon
|
7 - Mise en garde
Il n’est pas concevable pour un coureur découvrant ce type de séance, ou même pour un coureur confirmé en début de plan, de viser immédiatement le volume maximum .Les effets seraient néfastes et à l’opposé de l’objectif visé. Il faut respecter une progression dans les charges de travail.
A vouloir trop en faire, de la fatigue est engendrée et cela se traduit par contre-performance, blessures,…..
Copyright (c) 2006-2008 conseils-courseapied.com. Tous droits réservés